Pourquoi apprendre le russe?

Si aujourd’hui l’anglais est la langue étrangère numéro 1 à l’échelle mondiale, et que le chinois attire de plus en plus d’apprenants, le russe est seulement la 7ème langue étrangère apprise dans l’hexagone. Les raisons à cela tiennent sans doute à l’éloignement relatif des pays francophones par rapport aux pays de la langue de Tolstoï, ainsi qu’à la présumée difficulté du russe.
Pourtant, ce ne sont pas les opportunités d’apprendre la langue de Soljenitsyne qui manquent, car le russe est enseigné dans de nombreuses universités, sans parler de l’INALCO qui propose un cursus entier dans cette langue.
Si le russe a la réputation d’être difficile c’est parce que c’est une langue  à déclinaisons, comme l’allemand, chose qui peut être difficile à assimiler pour les francophones que nous sommes. Pourtant, ceux qui ont étudié l’allemand ou le latin ne devraient avoir aucun problème à se faire à la grammaire de cette langue.
L’alphabet cyrillique est quant à lui assez simple à apprendre, et ceux qui ont des notions de grecs ancien auront encore plus de facilité à l’assimiler. Le russe est une langue indo-européenne, et donc une partie de son vocabulaire est commun avec le français (lorsqu’un locuteur francophone ne connait pas un terme en russe, il peut donner une version « russisée » de l’équivalent français, même si cela ne marche pas à tous les coups bien évidemment). La seule véritable difficulté, outre les déclinaisons, est sans doute sa prononciation, mais celle-ci peut s’acquérir avec une bonne pratique, et notamment par des séjours dans les pays russophones.
Apprendre le russe, c’est s’ouvrir à toute une partie du monde, d »abord l’Europe de l’Est avec du Nord au Sud les Pays baltes, la Biélorussie, l’Ukraine et la Moldavie, dans lesquels le russe est soit langue officielle soit parlé par d’importantes minorités. En dehors de l’immense territoire de la Russie, la langue est aussi très importante en Asie Centrale. Dans des pays comme le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, l’Azerbaïdjan, et même en Mongolie le russe est soit compris soit parlé par une partie de la population quand il n’est pas l’une des langues officielles. Au total il y a près de 280 millions de russophones, qui sont répartis dans 20 pays.
La langue russe peut donc permettre de s’ouvrir à de nombreuses opportunités d’emplois, directement dans les pays russophones ou ailleurs dans le monde,  aussi bien dans la finance que dans le tourisme, les étrangers russophones sont recherchés car ils restent rares.
De même, au niveau de la diplomatie, parler le russe peut offrir des perspectives intéressantes au regard du nombres de pays de l’ancienne URSS, et du fait que par les concours du ministère des affaires étrangères le nombre d’inscrits est beaucoup moins important dans les filières Europe de l’Est et Asie centrale.
Enfin, pour voyager dans les pays russophones, manier la langue de Dostoïevski est un atout majeur, à la fois pour s’imprégner davantage de la culture locale en échangeant avec les habitants, que pour être plus autonome vis à vis notamment des autorités et des agents de tourisme.


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